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TRACTEURS
POUR LE FRONT DE L'EST
Radschlepper
Ost Skoda: un'idée d'Hitler, un projet de Porsche

| Les
divers véhicules militaires tactiques, roués et semi-chenillés,
que le gouvernement et l'industrie allemandes ont produit et
projeté pendant les Années 30 furent la crème des études d'ingenieur
automobile contemporains. Pour les méthodes de relève, les tactiques
de guerre éclair et une victoire rapide, les véhicules à moteur,
élaborés et sophistiqués, utilisés par les "divisions d'élite"
de la Wehrmacht au moment de l'invasion des Pays limitrophes
en 1938-40, étaient idéales. En outre, ils débutaient extrêmement
bien dans les parades, dans les films de propagande et ainsi de
suite, mais ils se demonstraient beaucoup moins fiables dans la
réalité du front de l'Est, où les combats se traînaient et s'embourbaient
pendant l'hiver 1941-42. Le très dur travail à des températures
très rigoureuses, combiné avec problèmes d'entretien, fit payer
son péage; des difficultés additionnelles dérivaient de la chronique
pénurie de véhicules motorisés, soit sur le front de l'Est soit
ailleurs. En particulier, les tracteurs d'artillerie devinrent insuffisants,
en partie à cause de la grande quantité de matières premières demandée,
sans parler des heures de main-d'œuvre
demandées pour leur construction élaborée; les ravitaillements ne
pouvaient pas rester au pas avec la demande. Il y était aussi une
aiguë pénurie de chevaux pour les équipements hippomobiles au sein
des unités d'infanterie.
|
| La
pénurie de transports fut en partie résolue en mettant en service
des équipements capturés à l'ennemi, quoique ceci alla à se sommer
aux problèmes d'entretien et de réparation dejà existants. En outre,
peu de véhicles furent en mesure de faire face d'une manière adéquate
aux atroces allures et à les sévères températures rencontrées en
Russie. Soit la durée du conflit soit les énormes distances dans
le territoire ennemi furent grossièrement sous-estimées et ces erreurs
de calcul furent payés à cher prix. |
| Fut
le général von Schell qui essaya de réorganiser en Allemagne la
production des véhicules non blindés; son "Schell Programme"
reduit la grande production totale pour catégorie - dès motos aux
camions - à un minimum acceptable, en abandonnant les types moins
fiables et en concentrant la production en série sur les meilleurs.
Exemples typiques de ce schéma simplifiant furent la Volkswagen
"Kübelwagen", la gamme Steyr 1500(A) de 1,5 tonnes
et les camions Opel Blitz de 3 tonnes. |
| Mais
fut Hitler même qui, en novembre 1941, décréta que n'y était pas
raison de maintenir en production des très côuteaux tracteurs d'artillerie
semi-chenillés qui, en théorie, seraient durés 120 ans quand quiconque
savait que difficilement ils pouvaient survivre à plus de deux ans
de vie réelle en combat. Hitler décréta que on aurait dû projeter
et mettre en production une nouvelle génération de tracteurs très
simplifiés; on devait abandonner immédiatement sophistications et
détails superflus, seulement pour préserver les materiaux de première
qualité - un argument vraiment valable! |
| Notamment
pour le front de l'Est, le Heereswaffenamt
Wa.Prüf 6 (le convenable Dèpartement du Ministère) prit des
accords avec Steyr-Daimler-Puch AG dans l'annexe Autriche pour le
projet et la construction de deux nouveaux types de tracteur d'artillerie:
le Radschlepper Ost (tracteur roué, Est) et le Raupenschlepper
Ost (tracteur chenillé, Est). Pour la première demande, les
producteurs sortirent, en janvier 1942, avec une modification plutôt
disgracieuse du camion standardisé Steyr 1500(A) 4x4 de 1,5 tonnes;
il était campé de essieux rigides avec roues rayonnées, entièrement
en acier, de Ø 1,5 mètres. Le tracteur chenillé projeté d'eux était
le très fameux RSO/01 qui, à difference de cet à roues, entrait
tôt dans la production en série dans leurs établissements aussi
que dans ces de Auto Union/Wanderer, de Gräf & Stift et KHD/Magirus
(RSO/03). En adjonction au modèle standard, il y était une multitude
de dérives, dont beaucoup d'entre-eux restés au stade expérimental;
du 4x4 à grandes roues on n'eut plus de notices. |
| Pour
le projet de tracteur à roues, l'HWA (Heereswaffenamt)
initia des négociacions avec la Dr.-ing. h.c. F. Porsche KG de Stuttgart-Zuffenhausen,
la très fameuse société automobile, pour une proposition alternative.
Ferdinand Porsche (1875 - 1951) était un génie et était l'auteur
d'une grande gamme de projets automobiles, qui allaient de la pétite
Kdf "voiture du people" (Volkswagen, "Kübel"
et l'amphibie "Schwimmer" comprises) au chars de
combat. En avril 1942 Hitler avait rendu public qu'il voulait un
véhicle haut à quatre roues, à basse vitesse mais puissant et simple,
pas divers de la Zugmaschinen autrichienne de la 1ère
Guerre Mondiale et Porsche fut la choix évidente puisque il avait
été largement responsable pour des machines comme l'Austro-Daimler
M12 et M16 de ce periode là.
|
| Dans
les bureaux Porsche, la commande de l'HWA fut exécutée sous
le contract n° 175 (devenant le Typ 175) et les établissements Skoda
de Plzen (Pilsen) en Tchécoslovaquie furent chargés de la réalisation
des prototypes. En ce cas aussi, il y a un autre parallèle avec
les tracteurs de la 1ère
Guerre Mondiale: quoique ils portaient le nom Austro-Daimler, en
effet ils avaient été bâtis de Skoda qui, à l'époque, était associée
à la firme autrichienne; beaucoup des pièces d'artillerie remorqués
d'eux étaient aussi fabriqués par Skoda. |
| Entre-temps,
puisque le temps pressait (Hitler voulait la fourniture des tracteurs
aux troupes pour l'imminent hiver 1942-43), fut étudiée une solution
alternative. La Latil de Suresnes, Seine, dans la France occupée
et maintenant travaillant pour la Wehrmacht
sous le control et la supervision de Daimler-Benz AG, avait fourni
pour beaucoup d'ans à l'Armée française des tracteurs lourds d'artillerie
à 4 roues motrices; connus comme Type TAR, ils furent utilisés en
grand nombre pendant la Grande Guerre et en suite furent développés
pendant les Années 20 et 30 (TAR3, 4, 5, TARH1, 2). Beaucoup des
tracteurs TAR furent capturés par la Wehrmacht
en 1939-40 et furent jugés d'excellente qualité; les allemands les
employèrent aussi, sous le nom de Latil Schw. Radschlepper (f).
L'HWA, en 1942, ordonna à Latil de modifier son projet TARH
pour remplir aux prétentions d'Hitler, en utilisant des grandes
roues métalliques, sans employer du caoutchouc et en rendant-le
prêt pour la production en série, en demandant 1000 exemplaires
avant la fin de l'année et, par la suite, une livraison de 1000
unités mensuelles.
|
| Les
roues grandes étaient une caractéristique sur laquelle Hitler croiait
beaucoup; probablement il se rappelait les performances des Austro-Daimler
pendant le conflit 1915-18 quand les autrichiens - ses compatriotes
- en utilisaient une quantité relativemente grande et le Kaiser
aussi en prit en prêt quelques-uns complets du mortier Skoda
de 30,5 cm, pendant le siège des forts belges. Au contraire de Porsche,
Hitler les estimait indiqués pour les "routes" mauvaises
de la Russie, qui étaient à peu près des larges pistes de boue épaisse
dans laquelle ses hypothétyiques armées mobiles s'enfonçaient. Mais
combien se trompait-il! Les protoypes du
Ostradschlepper furent testés et, alors qu'ils se conduirent
raisonablement bien sur certains types de terrain, se révélèrent
presque inutiles dans la neige, en particulier sur des surfaces
glacées et sur la neige dure sur des routes engravées. Porsche,
qui avait été en Russie et en connaissait les conditions, s'était
formé sa propre opinion mais, assez étrangement, Hitler et compères
ne la lui demandaient jamais; à Porsche fut demandé de projeter
le RSO, en utilisant le moins possible des faibles mtières primes
disponibles (pas de cuivre, pas de caoutchouc pour les pneus) et
il le réalisa complaisamment, sans questions. Les plus grands fonctionnaires
du Reich avaient sa propre façon de travailler, impliqués en querelles
et gains financiers, et Porsche savait qu'était plus essai de ne
pas interférer avec eux et leurs politiques. Une conséquence de
ce système fut que des projets comme celui du RSO tendaient à se
traîner, sans un'adapte supervision, prenant beaucoup de temps pour
finir en faillite. |
| Porsche
avait travaillé durement et le premier prototype de RSO fut prêt
pour les épreuves le 1er
Octobre 1942, juste sept mois après que l'ordonne d'origine avait
été donné. Fin octobre, les véhicules furent mis à l'épreuve, près
des installations de l'Armée à Berka, près d'Eisenach, et le 20
Novembre le Ministre pour la Production de Guerre Albert Speer
fut présent à une démonstration. Hitler même fut le premier spectateur
des performances du Skoda et du Latil le 4 Janvier 1943, aux alentours
de son quartier général dans la Prusse de l'Est. Il ne fut pas impressionné
et comme résultat il decreta que l'ordonne de production de 200
unités de la soi-disante "O-Series" dejà affecté
à Skoda (c'est-à-dire AG Vorm. Skodawerke, aussi elle était appelée
pendant la guerre) fût réduit de moitié. |
| Pendant
ces mois d'éprouves furent apportées des nombreuses améliorations.
La consommation était de 2 litres d'essence pour kilomètre, peut-être
pas excessif pour ce type de machine (et du 10% mineure de cette
du Latil), mais l'essence était extrêmement insuffisante et quand
Porsche demanda à l'HWA d'autres 4000 litres pour la suite
des épreuves, lui fut répondu par écrit que sa demande aurait été
prise en consideration. L'HWA était clairement mécontente
du RSO et en août 1943 déclara que n'aurait pas été fournie d'autre
essence et que le RSO était histoire morte. Porsche ne fut pas amusé.
Autrement qu'Hitler, il n'avait jamais cru que un véhicle comme
le Radschlepper
Ost fût la solution du problème d'origine mais il l'avait projeté
parce qu'il était un auteur de projets, pas un politique et lui
avait été demandé de le projeter. Porsche estima qu'il y était assez
fonctionnaires et officiers d'haut rang pour décider si une demande
était valide ou non et jusqu'à quel limite. Quoiqu'il ne s'abandonna
pas entièrement aux polémiques, Porsche comprit qu'il avait été
limogé par Hitler qui, étant le Führer, avait l'autorité de dominer
soit l'HWA soit le ministère de Speer; ceci était souvent
nécessaire dans le but d'obtenir des resultats, mais habituellement
ceci portait à des conflits entre départements.
|
| Aussi,
au début du 1943, la commande initiale pour le RSO fut reduite et
au bout de cette année le projet fut définitivement terminé. Le
temps était passé et la démande pour un tracteur spécial pour le
front russe n'était pas avancée... |
| L'Auteur
de cet article rappelle vivement que pendant l'hiver 1944-45 une
colonne d'aumoins une douzaine de Skoda RSO arriva dans sa ville
natale, dans l'Hollande occupée; ils étaient peints avec la tonalité
standard de jaune sable Einheits et avaient un aspect assez
impressionant. Douze ans et tout yeux et oreilles, lui fut dit d'un
des chauffeurs que les véhicules devaient être utilisés (comme un'arme
nouvelle et secrete) en même
temps que des grands charrues pour détruire les voies en brisant
les traverses comme des allumettes: ceci sonnait barbare et fantastique
en même temps. Après quelques instants, ces Skoda extrêmement
rares seulement parce que flambant neufs furent conduits dans une
carrosserie juste hors de la ville pour y recevoir le camouflage,
deux à la fois. Le long de la route vers l'atelier (où l'Auteur
eut l'opportunité de monter à bord d'un d'entre-eux et de l'étudier
en détail) il y était un passage à niveau dont l'approche était
légèrement en pente. Il était décembre ou janvier, les routes étaient
gelées et il était en train de neiger; or, à cause de la chronique
pénurie de carburant de la Wehrmacht, était une regle, si
non un ordre, pour un véhicle à essence (vide) en prendre un autre
à rémorque (parfois plus d'un) et le Skoda ne fit pas exception.
En ce cas, deux d'entre-eux luttaient pour traverser le passage
à niveau; les roues en acier de l'unitè rémorquante commençaient
à perdre adhérence, quand les barrières furent baissées pour le
passage d'un train et par conséquent les véhicules dûrent s'arrêter.
Le train passé, le premier Skoda essaya de se mouvoir à nouveau,
mais les gigantesques roues patinaient, même
si à faible vitesse; le deuxième véhicle fut demarré - chose qui
demanda une discrète dose d'effort et de temps - avec le but de
se mouvoir autonomement, mais sans succès: les deux véhicules avaient
les roues en mouvement, mais ils ne se mouvaient pas d'un millimètre.
À la fin, on decida de faire marche arrière individuellement et
d'aborder la pente "à toute vitesse". Pour comble de malheur,
arrivés aux alentours des barrières celles-ci se baissaient à nouveau
et l'entière opération dut être répétée. Difficilement pourrait
aider avoir de la peine pour les pas plus jeunes soldats qui devaient
lutter ainsi durement pour parcourir à peine peu de mètres, spécialement
parce que ceci était peu de chose comparé au front de l'Est, pour
lequel ces tracteurs avaient été projetés! Cependant, les pauvres
personnages probablement étaient heureux que celle-là soit l'Hollande
et non Smolensk! |
| Ce
qui à l'Auteur arriva de voir ce jour là fut clair pendant les essais
officiels deux ans avant, quand furent testées des roues avec types
différents de bande de roulement et crampons, dont aucune se demonstra
satisfaisante. En effet, du terrain d'essai de l'Armée à Kummersdorf
arriva un rapport extrêmement négatif sur le RSO; la faiblesse principale
consistait dans les roues, qui ne fournisaient pas traction suffisante
et faisaient naître des vibrations excessives, outre que mal casser
les routes. |
| En
presumant que la machine ne devait pas être conduite à plus de 16
km/h, elle était toutefois plus inconfortable sur routes engravées,
à cause des vibrations et du bruit du moteur refroidi par air et
mal insonorisé. |
| Entre
temps, autre chose se passait; quelques membres de la division SS
Reich, en s'efforçant pour se mantenir mobiles en Russie
pendant l'hiver 1941-42, avaient expérimenté la conversion d'un
camion en semi-chenillé. Utilisant les bogies et les chenilles d'un
Bren Carrier anglais à la place des roues postérieures d'un camion
conventionnel, ils avaient inventé un véhicle tout-terrain au coût
relativement bas avec des performances acceptables. Ce projet eut
aussi tant de succès que les autorités ordonnaient à plusieurs constructeurs
de camion de produire un certain quantitatif des leurs poids lourds
4x2 avec ces bogies chenillés comme équipements en série dans les
fabriques. Ce type de semi-chenillé fut connu comme "Maultier"
(Mulet) et, aux éprouves comparatives suivantes, en April 1943,
Hitler decida de couper l'entier programme Ostradschlepper
à faveur du Maultier, détournant les maigres matières premières
d'un projet à l'autre. Des autres semi-chenillés simplifiés furent
aussi produits: le leichte et le schwere Wehrmachtschlepper
(tracteur militaire léger et lourd) mais il fut assez clair à ce
point que la marée avait tournée contre l'Allemagne et ces véhicules
ersatz n'auraient pas été d'aide pour retourner la situation. |
| Combien
de tracteurs Latil FTARH aient été complétés entre temps à l'Ouest
pendant la période dans laquelle l'entier projet RSO fut abandonné
est maintenant matière de spéculation, mais il est improbable que
beaucoup aient été bâtis. Certainement, on peut affirmer que la
main-d'œuvre
française n'était pas exactement désireuse de mettre ce véhicle
à la première place dans la production, par où probablement ils
inventaient assez d'excuses pour tarder considérablement l'action. |
| Même
sûre est la quantité de RSO bâtis et livrés par Skoda; en se basant
sur épreuves existantes, on peut seulement présumer et estimer une
quantité oscillante parmi 100 et 200 exemplaires. |
| De
toute façon, Hitler n'avait pas oublié "son" tracteur;
selon Walter J. Spielberger dans son livre sur les tracteurs de
l'Armée allemande 1871-1945 (vol. 10 de la série Militärfahrzeuge,
Motorbuch Verlag, Stuttgart, 1978) Hitler, en Décembre 1944, demanda
de savoir ce qui était passé aux RSO O-Series qui avaient
été ordonnés environ deux ans auparavant, puisque - malgré leurs
défauts connus - au moins 50 d'entre-eux furent demandés comme tracteurs
alternatifs pour "des buts spéciaux" (peut ceci avoir
à que faire avec ce que fut dit à l'Auteur, en ce temps-la garçon?). |
| Le
Skoda projeté par Porsche et le Latil Radschlepper
Ost étaient dimensionnellement semblables, mais on les pouvait
reconnaître de loin: le Latil avait un frontal très carré et sa
cabine à l'aspect primitif était comme celle en bois de type universel
de la Wehrmacht, la Einheitsfahrerhaus. Le Skoda avait
des contours plus arrondis et sous-peau était considérablement semblable
aux tracteurs autrichiens de la
1ère
Guerre Mondiale dejà nommés. Les roues étaient actionnées par 4
arbres de transmission parallèls qui partaient à couples "de
proue à poupe" d'un gros groupe de transfer, qui contenait
aussi les différentiels, monté à mi-chassis. Un dispositif de bloque
mécanique joindrait les deux arbres de transmission à droite avec
ceux à la gauche et, par conséquent, les roues relatives. La transmission
incorporait un accouplement à fluide, qui n'était pas le maximum,
avec tendance à surchauffer pendant le rémorquage en vitesse trop
haute et si soumise à une surcharge prolongée; pour cette raison,
il fut doté aussi d'un embrayage monodisque à sec. |
| L'unité
motrice principale était un moteur à 4 cylindres en ligne refroidi
par air, dont les cylindres derivaient de ceux pour le moteur du
Tiger projeté par Porsche; furent planifiés les deux versions,
soit avec moteur Otto (à essence) soit avec moteur Diesel (à gazole).
Les 4 gros cylindres avaient un volume de peu supérieur à 1500 cm3
chacun, soit 6024 cm3
en total, avec soupapes
en tête; chaque culasse était abondamment ailetée; avec un rapport
de compression seulement de 5,45:1, on obtenait une puissance de
90 HP à 2100 tours/min. La version Diesel fut projetée avec un rapport
de compression de 18:1 et une puissance de 85 HP à 2000 tours/min,
mais elle n'atteint pas le stade de production. |
| Pour
garantir un démarrage soigné, aussi avec des températures ambiante
extrêmement basses,
il était doté d'un moteur auxiliaire. Cette unité, fondamentalement
un demi-moteur Volkswagen, était flasquée à l'extremité antérieure
du moteur principal; ses fonctions principales étaient: (a)
préchauffer le conduit d'aspiration, les cylindres et l'huile lubrifiant
du moteur principal; (b) agir comme une manivelle; (c)
fournir rechauffage à la cabine de conduite. La cabine avait 3 places
et il y était une couchette placée de travers derrière; dans la
caisse en bois il y était place pour autres 8 petits lits, dont
4 suspendus.
|
| L'aspect
agréable du véhicle était gâché seulement des grandes et laides
roues sans pneus; une version avec roues caoutchoutées, peut-être
avec vitesse plus élevée, aurait pu être une pièce d'équipement
un peu plus utile. |
| Les
reinsegnements sur le Typ 175 fournis par Porsche en 1982 changent
en certains point par rapport à celles du 1942; poids, hauteur du
véhicle et rayon de braquage différent légèrement, mais ceci peut
être dû au fait que furent experimentés au moins trois types divers
de roues: à rayons, percées et pleines, avec types différents de
crampons. |
| Le
Radschlepper Ost, ou Typ 175, ne travailla jamais en Russie
mais il est clair que certains furent destinés au front de
l'Ouest, en 1944. Après la guerre, une dizaine de RSO fut decouverte
dans l'Allemagne de l'Est où, on raconte, restaient pour plusieurs
d'ans parqués dans un coin de la cour d'une ferme; à la fin, ils
furent démolis n'étant pas d'usage pratique pour aucun.
|
| Il
est extrêmement improbable que quelques-uns d'entre-eux soient surveçus
jusqu'à aujourd'hui; un exemplaire, probablement le dernier, fut
deterré - littéralement - dans les usines Porsche de Stuttgart.
Il fut enterré là-bas dans un fossé peu avant de l'arrivée des troupes
Alliées en 1945; quand il fut redécouvert et mis à la lumière en
1960, il résulta énormément détérioré et evidemment il ne fut pas
consideré digne de restauration et conservation dans le Musée Porsche.
Peut-être, aucun en était suffisamment orgueilleux! Hélas, il paraît
qu'il soit allée ainsi à beaucoup de véhicules militaires d'intérêt
particulier.
|
| CARACTÉRISTIQUES
TECHNIQUES |
| Type:
tracteur lourd, 4 x 4 (Radschlepper Ost) |
|
CHÂSSIS |
| Marque
et modèle: Skoda RSO (Porsche typ 175) |
|
Type:
structure à escalier |
| Constructeur:
Skoda-Werke, Pilsen, Tchécoslovaquie |
|
|
| Projet:
Dr.-Ing. h.c. F. Porsche KG, Stuttgart, Allemagne |
|
VOLANT |
|
|
Type:
vis sans fin et secteur denté |
| MOTEUR |
|
|
| Type:
4 cylindres, en ligne, essence, arbre à camme en tête, refroidi par
air |
|
FREINS |
| Cylindrée:
6024 cm3
(115 x 145 mm) |
|
Type,principal
et de stationnement: mécanique, avec rubans à contraction, sur toutes
les roues |
| Puissance:
90 HP @ 2000 tours/min |
|
|
| Couple:
39 mkg @ 1100 tours/min |
|
ROUES |
| Rapport
de compression: 5.45:1 |
|
Type:
disque en acier, diamètre 1500 mm; largeur, avant 300 mm, derrière
400 mm, avec crampons ou harpons amovibles |
| Carburateur:
Solex 48FNVP |
|
|
|
|
INSTALLATION
ÉLECTRIQUE |
| MOTEUR
AUXILIAIRE |
|
Marque:
Bosch |
| Type:
2 cylindres, en ligne, essence, arbre à camme en tête, refroidi par
air |
|
Voltage:
12 (1 batterie, 105 Ah) |
| Cylindrée
565 cm3
(75 x 64 mm) |
|
|
| Puissance:
12 HP @ 3500 tours/min |
|
CARROSSERIE |
| Couple:
3.7 mkg @ 2000 tours/min |
|
Type:
fermée 3 sièges cabine avec couchette; caisse avec ridelles rabattables,
en bois, avec cintres e bâche |
| Rapport
de compression: 5.8:1 |
|
|
| Carburateur:
Solex |
|
TREUIL |
|
|
Type:
à essieu horizontal |
| EMBRAYAGE |
|
Capacité:
5000 kg |
| Type:
monodisque à sec plus accouplement hydraulique |
|
|
| Marque,
modèle: (hydraulique) Voith 384T |
|
DIMENSIONS |
|
|
Empattement:
3000 mm |
| BOÎTE
DE VITESSES |
|
Voie,
antérieure/postérieure: 1820/1720 mm |
| Type:
5 vitesses + MA, manuelle, clabots coulants |
|
Longueur
totale: 6220 mm, largeur: 2300 mm, hauteur: 3065 mm |
|
|
Hauteur
du sol: 490 mm (au-dessous des essieux) |
| GROUPE
DE TRANSFERT |
|
|
| Type:
à simple vitesse, avec 4 arbres de transmission, différentiel central
et dispositif de bloque |
|
CAPACITÉS |
|
|
Réservoir
à carburant: 250 litres |
| ESSIEU
ANTÉRIEURE |
|
|
| Type:
rigide, avec 2 pignons et couronnes; joints braquants incorporés |
|
POIDS |
| Rapport:
4.00:1 |
|
À
sec: 7000 kg (avant 4000 kg, derrière 3000 kg) |
|
|
À
plein: 12000 kg |
| ESSIEU
POSTÉRIEURE |
|
Rendement
de traction: 5000 kg |
| Type:
rigide, avec 2 pignons et couronnes |
|
|
| Rapport:
4.00:1 |
|
PERFORMANCES |
|
|
Vitesse
max (téorique) en 1ère
2.44 km/h; 2ème
3.62 km/h; 3ème
5.73 km/h; 4ème
9.16 km/h; 5ème
15.00 km/h, AM 2.92 km/h |
| SUSPENSIONS |
|
Autonomie:
125 km |
| Antérieure
e postérieure: ressorts à lames |
|
Pente
surmontable: 33° |
|
|
Garde
au sol: 1180 mm |
|
|
Rayon
de braquage: 14 m |
BIBLIOGRAPHIE: article tiré de "Wheels & Tracks"
n. 3, © ed. Battle of Britain Prints International Ltd., London, England

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